L'image que l'on donne de soi

Publié le par Chouquette

Ces derniers temps, je me pose beaucoup de question sur l'image que je renvoi aux autres. En effet, il s'avère que plusieurs attitudes convergent et je me dis que forcément je suis responsable de cela. Lorsque les autres se permettent tout et n'importe quoi, c'est qu'on a une part de responsabilité. Alors je me pose la question suivante : quelle est l'image que je renvoi ?


Plusieurs exemples :


Dans mon ancien job, au moment où je suis arrivée j'ai rencontré une jeune femme du même âge qui venait d'arriver également. Une personne ultra gentille, rigolote avec qui j'ai pris plaisir à déjeuner plusieurs fois. C'était une personne "trop gentille" qui se laissait pas mal faire avec sa collègue. Genre cette dernière lui demandait d'aller chercher un café, lui parlait quand elle était au téléphone, lui demandait de lui transmettre les impressions qu'elle faisait par fleme de bouger ses fesses. Elle était à qualification égale et j'étais surprise de cette soumission de la part de cette collègue rencontrée qu'on appelera L.


L n'osait pas dire non, s'affirmer et au fur et à mesure s'était retrouvée dans des situations difficiles. Du coup, je l'ai bcp aidé par rapport à cela, sans doute aussi par rapport aux fonctions que j'occupais dans l'entreprise. Je n'ai jamais eu de problème d'affirmation et ça me chagrinait de la voir souffrir. On n'a passé des heures à en discuter et au fil des mois elle s'est transformée et à commencer à dire Non. Aussi dans son cadre perso, quand des choses la faisait souffrir elle ne disait rien, puis elle a agit avec plus de confiance en elle. Elle disait à qui veut l'entendre qu'elle m'adorait, et que j'étais une fille géniale.

Mais voilà, dès mon contrat fini je n'ai plus eu de nouvelles de sa part. Pour avoir fait plusieurs entreprises je sais qu'on ne garde en général contact qu'avec des gens qu'on ne s'y attendait pas. De part ma position dans l'entreprise, j'ai souvent une floppé de gens qui "m'apprécient" sans me connaitre vraiment. J'ai été profondément déçue par cette L, car je ne pensais pas que le fait qu'on ne soit pas collègue de travail pouvait avoir une influence sur notre "amitié", pensais-je. J'en ai été attristé, je me suis sentie utilisée. Et pourtant au fond de moi je le savais. Difficile à expliquer mais parfois on sent les gens qui ne sont là que pour de l'aide.


Il y a 15 jours, dans un concert je rencontre un groupe de personne via un site de réseau pour sortir sur Paris. Je fais la connaissance 10 minutes avant le concert d'un type qu'on va appelé F. Un peu bourrin, manquant de classe  mais sympa. Juste pour vous donner une idée, il annonce pendant le pic nique qu'il a fait pipi dehors ne voulant pas se délester de 40 centimes. Forcément, je lui demande s'il a pris de soin de se laver les mains ! Bah oui il va pas piocher dans les plats alors qu'il s'est tenu le sexe 5 minutes avant non ?

Bref, deux jours plus tard on se retrouve à la fete de la musique et là on papote de tout de rien. Le lendemain, je reçois un message me proposant d'aller boire un verre le jeudi ou vendredi soir. Je ne réponds pas me disant que cette manière subtile, certes, mais néanmoins claire devrait suffire. Le jeudi soir, j'organisais chez moi une soirée jeux à laquelle il s'est inscrit. Déjà il me renvoi un message me disant : que veux-tu que j'apporte pour que ta soirée soit parfaite. Je réponds : apporte ce qui te fait plaisir. Là, je me dis que mon message bref va lui faire comprendre. Il arrive avec sa déspé et le fond de vin blanc du samedi précédent. My god un vrai pic assiette qui ne manquera pas de récupérer son verre de vin. Le dimanche nous devions nous retrouver au concert d'une des filles rencontrées. Je préfère annuler parce que j'ai la migraine et parce que je ne me sens pas de faire le chemin avec lui. Le mardi il appelle pour me proposer d'aller boire avec lui. Je décline et lui dis une autre fois avec les filles. Il ne comprend décidement pas le message qu'il y a derrrière et me renvoi un mail : Mais on peut y aller tous les deux.

 

Là ni une ni deux, je lui que je ne suis pas intéressée que je ne le connais absolument pas et que je ne veux aucune ambiguité. Hier il m'envoi un message pour me demander comment j'ai trouvé le concert. Hein ? Je lui réponds que vu qu'il me piste sur le site de sortie, il n'a qu'a lire le commentaire. Il me renvoi un message à la noix et là je lui dis que je ne le connais pas et qu'il m'envahit, qu'on en reste là.


Lui ai-je envoyé un signal positif ? Non du tout j'étais juste sympa sans plus. Le mec est lourd, manquant de classe et en plus il croit qu'il a ses chances et tente plusieurs fois. Aurais-je dû être plus directe ? Pas du tout intéressée par toi !

J'ai essayé d'etre sympa en me disant il va comprendre. Jamais supposé que quelqu'un comprenne sans être directe.


Il y a une semaine j'ai rencontré une personne via cet espace. Les gens que j'ai rencontré via le blog, ont tendance à croire qu'un bloggeur dit tout et donc les lecteurs ont tendance à croire qu'ils me connaissent. Or entre un journal intime sur le net et la vraie vie se sont deux choses différentes. Ici on met ces coups de gueule à chaud bien souvent, ce qui résulte d'une réflexion peut poussée parfois et puis on n'écrit pas TOUT. Oui oui je vais vous faire une révélation, je vis d'autres choses que je n'écris pas. Bref, cette lectrice, charmante soit-elle me pistait sur le fameux site, car elle connait mon prénom et mon lieu d'habitation. En soi pas très grave, mais dérangeant tout de même surtout quand elle me fait l'inventaire des sorties que j'ai faites, j'avoue ça me met plutôt mal à l'aise. J'aime pas cette sensation d'être espionnée mais bon ce site est mal fait pour préserver la vie privée je trouve., la preuve elle me parle d'une sortie Tarot faite en mai dernier, flippant.

 

Quoiqu'il en soit, on s'est rencontrées la semaine dernière et j'ai été quelque peu dérangée. En effet, elle m'a débalée toute sa vie privée, de détail très personnel que jamais je n'aurais voulu savoir. A plusieurs reprises, j'ai tenté de changer de sujet sans succès. Dès que je faisais une tentative elle revenait à son monologue. Du coup, le soir impossible de dormir parce que j'avais en tête des images que j'aurais préféré qu'elle garde pour elle. Ici j'écris ce qui me passe par la tête ou des réactions à ce que je vis, mais je n'oblige personne à lire. Le lecteur qui passe par là est libre de lire ou non, vous pouvez être régulier ou tomber au hasard libre à vous. Mais dans la vraie vie je n'interpelle pas les gens pour leur lire mes histoires.


Là encore, qu'est-ce qui amène chez moi ce type de comportement ? Je pense que par nature j'écoute les autres, et j'aime aider dans la mesure du possible. J'ai donc mis les choses aux claires avec cette personne parce que je ne veux pas qu'on attende de moi, des choses que je n'ai pas envie de donner  à une parfaite inconnue. Je crois qu'il faut que j'apprenne à n'écouter que les gens qui me sont proches et d'aider ces derniers. Puis avant tout il faut que je m'occupe de moi, j'ai suffisament à faire avec mes problèmes pour porter ceux des autres.


Quand on se confie sur des choses très douloureuses, on laisse forcément une empreinte sur l'autre qu'on le veuille ou non. La plupart de mon entourage ne connait pas mon histoire, mon vécu, car justement je ne veux pas leur laisser ça à gérer.


Une fois, un ami proche m'a dit : J'attends plus de toi que des autres. Ah pourquoi moi ? Parce que j'ai souffert et que je vais de l'avant alors on n'attend de moi une recette miracle ? Que je communique ce côté je fonce, j'en veux mais malheureusement si ça n'est pas un trait de caractère au départ, ça ne se transmet pas. Et bien souvent les gens que j'ai connu qui attendaient de moi un miracle on vu des effets à court terme, car une fois que je m'éclipse ils reviennent à leur propre manière d'être. L'appitoiement est une manière de fonctionner, et c'est humain de s'appitoyer sur son sort et d'aimer la douleur. Il y a des gens qu'on une proportion plus grande que d'autres à s'appitoyer. Cet ami, se sentait mal dans sa peau et le célibat qu'il vivait depuis tjs le faisait souffrir. Mais concrètement qu'à t'il fait pour se sortir de cette douleur ? Rien, il attendait de moi de l'aide mais je n'ai pas de baguette magique. La vie m'a appris qu'on ne doit rien attendre des autres, qu'il faut avancer par soi même. Donc voilà cette recette magique : Allez toujours de l'avant quoiqu'il en coute, continuer à avancer ! C'est mon seul leitmotiv et je vous le donne sans contre parti !

 

 

Bref, ces derniers jours j'attire des personnes qui cherchent en moi une réponse à leur problème. Mais à 30 ans aujourd'hui, je sais mieux qu'avant les détecter et je mets des barrières. Il faut que je me protège beaucoup plus, je pense qu'un de mes défauts c'est de tout donner, trop donner à des gens que je ne connais presque pas. Mettre des limites aux autres n'est pas une chose simple mais j'ai envie d'être libre et pour rien au monde je veux me priver de liberté. Libre de dire ce que je pense et libre de ne pas avoir de boulet au pied et me trainer des histoires, des gens qui ne sont pas là pour moi.

 

CHoukette mode un peu brutal mais nécessaire :)








Publié dans Tranche2vie

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